{"id":113,"date":"2010-02-04T15:24:38","date_gmt":"2010-02-04T13:24:38","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cellograff.com\/blog\/?p=113"},"modified":"2011-01-05T04:06:20","modified_gmt":"2011-01-05T02:06:20","slug":"cellograff-dans-graffitiart","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cellograff.com\/blog\/2010\/02\/cellograff-dans-graffitiart\/","title":{"rendered":"CelloGraff dans GraffitiArt"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/www.cellograff.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/article_ga.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.cellograff.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/article_ga.jpg\" alt=\"\" title=\"article_ga\" width=\"800\" height=\"450\" class=\"alignleft size-full wp-image-856\" \/><\/a><br \/>\n<br clear=\"none\" \/><\/p>\n<p><em>Le graffiti commence &aacute; &ecirc;tre reconnu comme un mouvement artistique et fait l&rsquo;objet de nombreuses expositions. Paradoxalement il a quasiment disparu de la rue et est r&eacute;duit aux terrains vagues et lieux d&eacute;saffect&eacute;s. Lui redonner une place l&eacute;gitime dans la ville tout en la respectant est la mission que se sont fix&eacute;e Kanos et Astro, deux graffeurs parisiens. Leur parade: tendre du film cellophane entre deux supports verticaux pour reconstituer un mur &eacute;ph&eacute;m&egrave;re en plein c&oelig;ur de la cit&eacute;. Malin!<\/em><\/p>\n<p><strong><br \/>\nComment vous est venue l&rsquo;id&eacute;e de peindre sur du cellophane tendu en pleine rue ?<br \/>\n<\/strong>Kanos: Cette id&eacute;e est n&eacute;e en 2006, lorsque j&rsquo;&eacute;tais aux Beaux Arts .<br \/>\nAvec un collectif de graphistes qui s&rsquo;appelait Po&eacute;tiquement correct, on a d&rsquo;abord utilis&eacute; du scotch puis du cellophane pour relier des &eacute;l&eacute;ments du mobilier urbain. On cherchait &aacute; mat&eacute;rialiser des espaces vides et &aacute; cr&eacute;er des supports d&rsquo;expression &eacute;ph&eacute;m&egrave;res. Quelques ann&eacute;es plus tard, en discutant avec Astro, on a eu l&rsquo;id&eacute;e de r&eacute;investir ce principe pour l&rsquo;appliquer au graffiti.<br \/>\nAstro: l&rsquo;id&eacute;e initiale &eacute;tait de peindre dans des lieux o&ugrave; le graffiti n&rsquo;a pas ou plus sa place et de s&rsquo;approprier la ville, le temps d&rsquo;un instant, sans pour autant la d&eacute;grader. On en avait marre de toujours peindre cach&eacute;s dans des terrains vagues, derniers espaces de la ville o&ugrave; le graffiti est tol&eacute;r&eacute;. On voulait montrer notre travail aux plus grand nombre.<strong><\/p>\n<p>Vous avez commenc&eacute; par investir les quais de Seine de Paris&hellip;<br \/>\n<\/strong>Kanos: Pour nous, c&rsquo;&eacute;tait assez symbolique: c&rsquo;est ici qu&rsquo;ont &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute;s les premiers graffs parisiens au d&eacute;but des ann&eacute;es 80. C&rsquo;est une sorte de retour aux sources, un petit clin d&rsquo;&oelig;il. La Propret&eacute; de Paris y passe quatre fois par jour et le graffiti n&rsquo;y a plus du tout sa place. C&rsquo;est aujourd&rsquo;hui le dernier lieu o&ugrave; l&rsquo;on s&rsquo;attend &aacute; en voir.<br \/>\nAstro: Peindre dans ce cadre est assez plaisant. Nous sommes entour&eacute;s de b&acirc;timents historiques, beaucoup de touristes et de Parisiens nous regardent peindre. <strong><\/p>\n<p>Justement, comment les passants per&ccedil;oivent votre action?<br \/>\n<\/strong>Astro: Ce qui surprend le plus les gens au premier abord, c&rsquo;est que l&rsquo;on fait &ccedil;a gratuitement, uniquement pour le plaisir. La gratuit&eacute; est quelque chose qui d&eacute;range. Ils ne comprennent pas o&ugrave; est notre int&eacute;r&ecirc;t.<br \/>\nKanos: On n&rsquo;a pour le moment jamais &eacute;t&eacute; confront&eacute; &aacute; des remarques n&eacute;gatives. Beaucoup de gens prennent des photos et nous parlent&hellip; On est en contact direct avec eux. Ils nous voient peindre et sont t&eacute;moins de la construction et de l&rsquo;&eacute;volution de nos graffs. Habituellement, le graffiti n&rsquo;a pas de visage et leur est impos&eacute; lorsqu&rsquo;ils ouvrent la porte de chez eux le matin. Les passants sont donc tr&egrave;s contents de pouvoir discuter avec nous et sont g&eacute;n&eacute;ralement surpris par ce que l&rsquo;on peut faire avec une bombe de peinture!<strong><\/p>\n<p>Vous n&rsquo;avez pas d&rsquo;autorisation, pourtant vous n&rsquo;enfreignez pas la loi&hellip;<br \/>\n<\/strong>Kanos: Pour &ecirc;tre honn&ecirc;te, on ne s&rsquo;est pas trop pos&eacute; la question quand on s&rsquo;est lanc&eacute;. On ne connait pas non plus assez bien la loi pour pouvoir dire que l&rsquo;on ne l&rsquo;enfreint pas. Une chose est s&ucirc;re, on ne d&eacute;grade pas puisque l&rsquo;on peut retirer le cellophane &aacute; tout moment sans cr&eacute;er de dommages. <br \/>\nAstro: La police passe r&eacute;guli&egrave;rement lorsqu&rsquo;on peint. La plupart du temps, ils ne s&rsquo;arr&egrave;tent m&ecirc;me pas! Je pense que notre attitude y est pour beaucoup. Lorsqu&rsquo;on les voit arriver, on continue de peindre comme si de rien n&rsquo;&eacute;tait. S&rsquo;ils nous voyaient fuir, je pense que cela se passerait autrement. Parfois les flics nous demandent de retirer notre &oelig;uvre en fin de journ&eacute;e. Quant &aacute; la Propret&eacute; de Paris, elle laisse nos &oelig;uvres en place tant qu&rsquo;elles ne sont pas endommag&eacute;es. Si bien que certaines d&rsquo;entre-elles sont rest&eacute;es jusqu&rsquo;&aacute; une semaine!<strong><\/p>\n<p>Vous n&rsquo;avez jamais eu de souci?<\/strong><br \/>\nKanos: Non car on est ouvert au dialogue avec les autorit&eacute;s, et &ccedil;a se passe toujours bien. La police s&rsquo;aper&ccedil;oit que l&rsquo;on n&rsquo;est pas des sauvageons et que l&rsquo;on sait s&rsquo;exprimer. En cas de probl&egrave;me, on propose de d&eacute;crocher notre &oelig;uvre ce qui met les flics dans la position de &quot;sapeur d&rsquo;ambiance&quot; car des dizaines de gens nous regardent peindre. Donc g&eacute;n&eacute;ralement ils nous laissent terminer sans faire de vagues. <br \/>\nAstro: Je pense qu&rsquo;avec les expositions successives du Grand Palais et de la Fondation Cartier, les gens portent un nouveau regard sur le graffiti. De plus en plus de personnes s&rsquo;y int&eacute;ressent. On n&rsquo;est d&eacute;sormais plus uniquement per&ccedil;u comme des d&eacute;linquants qui d&eacute;gradent la ville.<br \/>\n<strong><br \/>\nComment choisissez-vous vos spots?<\/strong><br \/>\nAstro: On choisi les endroits les plus inaccessibles habituellement pour des graffeurs. On peint la plupart du temps pr&egrave;s de monuments embl&eacute;matiques de Paris comme Notre Dame, le Sacr&eacute; C&oelig;ur ou la Tour Eiffel&hellip; Car la seule trace qu&rsquo;il nous reste de nos action sont des photos. Alors autant que le cadre soit sympa! <br \/>\nKanos: Notre syst&egrave;me nous permet de nous installer partout o&ugrave; il y a du mobilier urbain. Donc les possibilit&eacute;s sont illimit&eacute;s!<strong><\/p>\n<p>Pour le moment vous vous contentez de reproduire des murs &eacute;ph&eacute;m&egrave;res. Quelle est la prochaine &eacute;tape?<\/strong><br \/>\nKanos: On explore le concept doucement. Il fallait d&rsquo;abord tester la faisabilit&eacute; et voir la r&eacute;action du public et des autorit&eacute;s. Maintenant que l&rsquo;on connait mieux les contraintes techniques et humaines on va pouvoir se l&acirc;cher un peu plus! Pourquoi ne pas faire des surfaces polymorphes, des d&eacute;coupes, des superpositions&hellip;<br \/>\nAstro: Et nous attaquer &aacute; des lieux encore plus inattendus!<strong><\/p>\n<p>Vous n&rsquo;avez pas peur d&rsquo;&ecirc;tre copi&eacute;s?<\/strong><br \/>\nAstro: On se fera sans soute copier &aacute; l&rsquo;instar du Light Graff. Ce n&rsquo;est pas tr&egrave;s grave, au contraire cela voudra dire que l&rsquo;on a cr&eacute;&eacute; quelque chose d&rsquo;int&eacute;ressant.<br \/>\nKanos: On a quand m&ecirc;me d&eacute;pos&eacute; Cellograff, au cas o&ugrave;! (rires).<strong><\/p>\n<div name=\"googleone_share_1\" style=\"position:relative;z-index:5;float: left; margin-left: 10px;\"><g:plusone size=\"medium\" count=\"1\" href=\"https:\/\/www.cellograff.com\/blog\/2010\/02\/cellograff-dans-graffitiart\/\"><\/g:plusone><\/div>\n<!-- Facebook Like Button v1.9.6 BEGIN [http:\/\/blog.bottomlessinc.com] -->\n<fb:like href=\"https:\/\/www.cellograff.com\/blog\/2010\/02\/cellograff-dans-graffitiart\/\" layout=\"standard\" show_faces=\"false\" width=\"450\" action=\"like\" colorscheme=\"light\" font=\"arial\"><\/fb:like>\n<!-- Facebook Like Button END -->\n<div class=\"tw_button\" style=\";float:left;margin-right:10px;\"><a href=\"http:\/\/twitter.com\/share?url=https%3A%2F%2Fwww.cellograff.com%2Fblog%2F2010%2F02%2Fcellograff-dans-graffitiart%2F&amp;text=CelloGraff%20dans%20GraffitiArt%20-%20Cellograff%20-%20Le%20blog&amp;related=&amp;lang=en&amp;count=horizontal&amp;counturl=https%3A%2F%2Fwww.cellograff.com%2Fblog%2F2010%2F02%2Fcellograff-dans-graffitiart%2F\"  class=\"twitter-share-button\" target=\"_blank\" style=\"width:55px;height:22px;background:transparent url('http:\/\/www.cellograff.com\/blog\/wp-content\/plugins\/wp-tweet-button\/tweetn.png') no-repeat  0 0;text-align:left;text-indent:-9999px;display:block;\">Tweet<\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le graffiti commence &aacute; &ecirc;tre reconnu comme un mouvement artistique et fait l&rsquo;objet de nombreuses expositions. 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